Menu

A Genève, la brutale agression de Saint-Jean garde encore son mystère


La brigade criminelle de la police genevoise travaille d’arrache-pied pour retrouver ceux qui ont massacré deux hommes sur la voie publique. Mais l’enquête s’avère particulièrement difficile car cette agression, d’une extrême brutalité, s’est déroulée à des heures tardives et à un endroit fort peu fréquenté du quartier de Saint-Jean. Quant aux victimes, très grièvement blessées à la tête, il n’est pas certain qu’elles pourront se souvenir de ce cauchemar, décrire leurs bourreaux ou même retrouver toutes leurs capacités.

Analyses en cours

Depuis cette nuit du vendredi 6 au samedi 7 janvier, les investigations n’ont pas permis de retrouver les auteurs des violences. L’appel à témoins, lancé ce lundi par le Ministère public, a permis de recueillir quelques informations qui sont en cours de vérification. Des analyses biologiques sont également attendues dans l’espoir de détecter toute trace permettant de démasquer des suspects.

Ceux-ci ont du souci à se faire. Une mise en prévention pour tentative de meurtre se dessine déjà. Selon une source proche de l’enquête, une des victimes a été laissée pour morte à un endroit désert et ce durant la nuit la plus froide de ce mois de janvier. Il y a aussi la violence des coups qui ont plongé ces deux hommes, âgés de 36 et 37 ans, dans un état critique.

Vie stable

Les victimes semblaient mener une vie stable et sans histoire à Genève. Rien qui puisse laisser penser à un règlement de comptes. Pour l’heure, toutes les pistes sont donc explorées. Celle d’une agression homophobe, qui a alimenté la rumeur publique, n’est pas privilégiée par l’enquête.

Contactée, l’association Dialogai, qui défend notamment les homosexuels victimes d’agressions physiques ou verbales et qui se montre très vigilante en ce domaine, n’a d’ailleurs pas reçu d’informations allant dans ce sens. «A ce jour, aucun élément n’est remonté jusqu’à nous s’agissant de cette affaire» précise Richard Bonjour.

Aucune piste écartée

En l’état, il n’y a pas d’indice permettant d’étayer un mobile homophobe mais celui-ci n’est pas exclu pour autant des investigations. Il est toujours possible que deux hommes, cheminant ensemble de nuit, puissent être pris pour des gays et pour cible. Tout comme il est possible que le teint très typé des victimes, dont l’une est d’origine haïtienne, ait motivé une agression raciste.

Pour ne pas compromettre l’enquête, le parquet préfère rester discret sur les détails du dossier. En attendant de prochains développements.

Source

Partagez cette info