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Accident de la BRI : le tireur n’a pas respecté les règles de l’entraînement


INFO LE PARISIEN. L’enquête s’oriente vers une faute individuelle. Le policier aurait fait une mauvaise manipulation après avoir rechargé son pistolet avec des balles réelles.

Comment un policier s’est-il retrouvé à tirer à balles réelles après un exercice de tir se déroulant avec des balles à peinture ? C’est à cette question que doivent répondre le SRPJ de Toulouse et l’IGPN, la police des polices, saisies après le drame qui s’est noué mercredi aux alentours de 18 heures, sur la base militaire de Francazal à Cugnaux, en banlieue toulousaine.

 

Un policier âgé de 46 ans, a été tué accidentellement par balle par un de ses collègues stagiaire. Touché au thorax, ce major à la Brigade d’Intervention et de recherche, une unité d’élite, n’a pu être sauvé par les secours. L’instructeur officiait dans le cadre d’une formation pour les « primo-arrivants », selon le jargon policier pour appeler ces fonctionnaires aspirant à intégrer la BRI. C’est lors d’une simulation de prise d’otage opposant deux groupes de policiers arme à la main, que la victime a été touchée par un tir.

Une enquête pour homicide involontaire ouverte

Selon nos informations, l’un des policiers stagiaires aurait fait une mauvaise manipulation en rechargeant son arme de balles réelles après avoir terminé son exercice réalisé avec des balles de peinture. Une entorse au protocole. Une enquête de flagrance pour homicide involontaire a été ouverte par le parquet de Toulouse pour déterminer les circonstances exactes du drame. Si l’hypothèse accidentelle ne fait aucun doute, les enquêteursse dirigent vers une faute individuelle de la part de ce policer stagiaire en état de choc après le drame.

 

Dans le cadre de cette formation, des policiers de toute la France étaient réunis à Francazal, notamment une vingtaine de fonctionnaires de plusieurs BRI. La victime était originaire de Strasbourg..

Jean-Michel Décugis  leparisien.fr

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