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Agression de NKM : le maire de Normandie déféré au parquet de Paris


Après sa garde à vue, Vincent Debraize, l’agresseur présumé de Nathalie Kosciusko-Morizet, devait être déféré au parquet de Paris, dimanche soir. 

Vincent Debraize, ce maire d’une petite commune de l’Eure accusé d’avoir agressé Nathalie Kosciusko-Morizet devait été déféré au palais de justice de Paris où il va passer la nuit en attendant d’être fixé sur son sort. Selon une source judiciaire, les suites procédurales le concernant devraient être connues lundi à la mi-journée.

 

Samedi, il avait été placé en garde à vue pour «faits de violences volontaires sur personne chargée d’une mission de service public». Il a reconnu avoir insulté l’ex-candidate mais a contesté toute violence physique à son encontre, selon une source proche de l’enquête. 

 

Deux versions s’opposent

 

L’ex-candidate LR aux législatives, battue dimanche soir par Gilles Le Gendre (LREM) avait été agressée jeudi alors qu’elle menait campagne sur un marché du 5e arrondissement de Paris. Elle avait perdu connaissance et été hospitalisée. L’agresseur avait ensuite pris la fuite avant de se présenter lui-même au commissariat. Cet homme de 55 ans, Vincent Debraize, est maire sans étiquette d’une petite commune de l’Eure. 

 

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Les enquêteurs ont entendu le récit du suspect et de NKM lors d’une confrontation samedi. A ce stade, leurs versions s’opposent: «Il a reconnu avoir insulté NKM, avoir arraché les tracts et les avoir jetés en sa direction. En revanche, il nie tout contact physique et avoir bousculé» l’ex-candidate LR comme cette dernière l’affirme, a rapporté une source proche de l’enquête. L’avocat de NKM, Xavier Autain dénonce une «agression grave sur une élue de la République». 

 

Antoine Lachenaud, l’avocat de l’élu a indiqué auprès de LCI que son client nie les faits qui lui sont reprochés. Vincent Debraize «ne reconnaît pas le contact physique» avec NKM et il n’a pas employé l’expression «bobo de merde» pour qualifier l’ex-candidate mais «bobo de droite», «ce qui n’est pas une insulte». 

M.L. avec AFP  leparisien.fr

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