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après l’agression d’un agriculteur par un fiché S, le maire s’insurge du silence médiatique sur Orange Actualités


Orange avec AFP, publié le mardi 27 juin 2017 à 14h26

Après l’agression d’un de ses administrés par un homme radicalisé, le maire de Laroque-Timbaut, Lionel Falcoz, a écrit au Premier ministre pour l’interpeller sur le profil de l’agresseur.

Le 18 juin dernier, peu avant 21h, un agriculteur de Laroque-Timbaut, dans le Lot-et-Garonne, a été poignardé au cri de « Allahu Akbar » par un homme fiché S alors qu’il moissonnait de l’orge.

Ce dernier lui aurait reproché la poussière soulevée par la moissonneuse-batteuse. Un fait-divers peu relayé par les médias et dont le gouvernement a fait peu de cas, déplore le maire de la commune.

« S’ils avaient été journalistes, on en parlerait pendant des mois en hurlant à l’atteinte à la liberté d’expression… S’ils étaient politiques, on en parlerait pendant des mois en hurlant à l’atteinte à la démocratie. Là, ce ne sont que des agriculteurs, et personne n’en parle… », s’insurge l’élu Les Républicains Lionel Falcoz dans une lettre au Premier ministre Édouard Philippe (Le Figaro parle du ministre de l’Intérieur Gérard Collomb, ndlr).

UN PROFIL INQUIÉTANT

L’édile s’inquiète du profil de cet individu « fiché S », « déjà condamné pour des faits similaires », « reconnu comme étant au minimum en cours de radicalisation, et de surcroît en violation de son astreinte à domicile ». Le Figaro rapporte en effet que l’agresseur était en attente de jugement pour « diffusion d’images à caractère terroriste ». « Comment se fait-il que cet individu, censé ne pas sortir de chez lui entre 20 heures et 6 heures du matin, ait pu se trouver sur une route à 21 heures? Cela interroge sur l’effectivité des assignations à résidence », s’interroge M. Falcoz.

« Le motif terroriste n’a pas été retenu, et je respecte profondément le travail des juges qui ont pris cette décision. Mais connaissant le profil de l’individu, comment s’assurer qu’il ne sera pas en mesure de radicaliser ses codétenus? », se demande-t-il par ailleurs.

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