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De multiples fractures au visage après une agression… pour un portable – Vierzon (18100)


Existe-t-il une fatalité vierzonnaise ? Voilà une agression supplémentaire dans la seconde ville du Cher, qui s’ajoute aux agressions déjà mentionnées dans cette rubrique depuis quelques mois, avec souvent une grande violence.

Au cœur de la nuit de lundi à mardi, deux Vierzonnais, mieux goudronnés que certaines rues de la ville, se retrouvent dans un très mauvais scénario : l’un confirme ses talents d’agresseur, l’autre endosse, à marche forcée, le lourd costume de la victime.

La victime a dû être transportée à l’hôpital Trousseau  de Tours

Ce nouveau tirage vierzonnais, à la loterie des gueules cassées, laisse sur le carreau un Vierzonnais de cinquante-quatre ans, sous curatelle renforcée. Son assaillant le dépouille de son téléphone portable, à grand renfort de puissantes salades de phalanges, dans le visage.

Une intensité des coups telle, que de l’hôpital de Vierzon, dans un premier temps, les secours doivent évacuer le blessé vers l’hôpital Trousseau de Tours, dans un second temps.

La victime souffre de multiples fractures sur le haut du visage, assorties d’une incapacité totale de travail (ITT), de quarante-cinq jours, c’est dire la gravité de ses blessures.

L’agression se déroule vers 1 h 30, sous les lampadaires de la place Gabriel-Péri, également équipée d’une caméra de vidéosurveillance. Dans la torpeur nocturne, la victime se présente, le visage en sang, au commissariat de la rue Mac-Nab. À cet instant-là, son agresseur, âgé de 30 ans, court toujours.

Violences antérieures

Les deux hommes ne se connaissent pas, ils se sont déjà croisés dans la ville, mais leur relation s’arrête là. Le portable intéresse l’agresseur, lui-même déjà emmailloté dans les filets d’une affaire similaire : en février dernier, rue Joffre, deux frangins avaient tenté d’arracher son portable à un jeune homme, à coup de bâton et de béquilles.

L’un des deux est celui que la police vierzonnaise, interpelle un peu plus tard, rue de la Gaucherie. Il est toujours en garde à vue au commissariat de Vierzon. Hier soir, le parquet envisageait une comparution immédiate devant le tribunal correctionnel de Bourges, cet après-midi.

Ce scénario rappelle de mauvais souvenirs, celui d’un homme, agressé rue Gambon à Vierzon, frappé au visage à coups de massette. Son agresseur, actuellement en détention provisoire, est mis en examen pour « vol avec violences ayant entraîné une infirmité permanente ».

RĂ©my Beurion

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