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Du sursis requis après l’agression d’un arbitre de football – 12/10/2017


Du sursis requis après l'agression d'un arbitre de football


Du sursis requis après l’agression d’un arbitre de football


Des faits de violence survenus Ă  la sortie d’une rencontre de football le 27 septembre 2015 ont Ă©tĂ© jugĂ©s ce mardi par le tribunal de Foix. Le procureur requiert des peines de prison avec sursis.

La violence n’a rien Ă  faire sur un terrain de football. Encore moins lorsque plusieurs individus visiblement irritĂ©s par le scĂ©nario de la rencontre s’en prennent violemment Ă  un arbitre de touche. Et cela peut entraĂ®ner des poursuites dĂ©passant le simple cadre sportif. L’affaire jugĂ©e ce mardi par le tribunal de Foix en est la preuve.

Les faits remontent au 27 septembre 2015, lors d’un match de la coupe du Midi opposant le FC Pays D’olmes (FCPO) Ă  l’Entente Spam. MalgrĂ© une belle remontĂ©e du score, les locaux du FCPO s’inclinent 4 buts Ă  3 et sont Ă©liminĂ©s.

VexĂ©s par la rĂ©action de l’arbitre de touche, qui au coup de sifflet final ne cache, a priori, pas sa joie de voir son Ă©quipe s’imposer, sept joueurs adverses et l’entraĂ®neur de l’Ă©quipe le passent Ă  tabac dans les couloirs du vestiaire. L’assistant du patron du jeu, originaire de Lavelanet termine sa soirĂ©e au CHPO, pris en charge par les sapeurs-pompiers du pays d’Olmes.

«Il dĂ©clare s’ĂŞtre fait copieusement insulter, avant de recevoir plusieurs coups entraĂ®nant une incapacitĂ© de travail d’un jour. Il prĂ©sente des ecchymoses sur le visage et le reste du corps», prĂ©cise HervĂ© BarriĂ©, le prĂ©sident du tribunal.

L’entraĂ®neur serait le plus virulent des agresseurs

Sur les huit prĂ©venus, seuls deux se sont prĂ©sentĂ©s Ă  la barre pour s’expliquer. «Nous Ă©tions dans les vestiaires lorsque l’altercation a eu lieu. Nous n’avons rien vu. Ă€ la ligue, personne n’a confirmĂ© notre prĂ©sence sur les lieux», confient les deux trentenaires, qui selon eux, ne pratiquent le football «que par plaisir, et non pour le rĂ©sultat».

Après deux ans d’enquĂŞte et de nombreux tĂ©moignages rĂ©coltĂ©s par la justice, Karline Bouisset, le procureur de la RĂ©publique de Foix, regrette qu’aucun des individus, reconnus pour chacun par au moins deux tĂ©moins, assume ses actes. «Tout le monde se renvoie la balle. Ce qui est plus regrettable, c’est que le manager de l’Ă©quipe, normalement plus mature que les autres, soit dĂ©signĂ© comme le plus virulent des agresseurs», analyse le procureur. Karline Bouisset requiert des peines d’emprisonnement avec sursis de 2 Ă  4 mois pour les joueurs, assorties d’une interdiction de pratiquer l’activitĂ© sportive qui a entraĂ®nĂ© les faits pendant 1 an ; et 8 mois d’emprisonnement avec sursis assortis de 1 500 € d’amende et une interdiction de pratiquer le football pendant 1 an pour l’entraĂ®neur.

Quant Ă  la partie civile, reprĂ©sentĂ©e par MaĂ®tre HervĂ© Morel, avocat du district de l’Ariège, elle demande Ă  chacun des prĂ©venus de verser 1 € symbolique, assorti d’une sanction pĂ©cuniaire collective de 1 200 €.

Le jugement sera rendu le 19 décembre prochain.

(1) Au niveau district, les arbitres de touche sont souvent sĂ©lectionnĂ©s parmi les clubs qui s’affrontent. Un joueur par Ă©quipe.

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