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Faits divers | Disparition de Maëlys : les parents reçus par les juges


Plusieurs heures durant, hier matin au palais de justice de Grenoble, les parents de Maëlys, cette enfant disparue dans la nuit du 26 au 27 août lors d’un mariage à Pont-de-Beauvoisin (Isère), ont été reçus par les magistrats instructeurs en charge de ce dossier ouvert pour enlèvement et séquestration. Assistés de leur avocat, Me Rajon, les parents de Maëlys ont raconté le déroulement de la soirée au cours de laquelle leur seconde fille, âgée de 9 ans, a disparu. Ils ont surtout répété à quel point ils avaient trouvé étrange le comportement de cet invité qui, au cours de la soirée, avait instauré une certaine proximité avec Maëlys. En lui montrant notamment les photos de ses chiens sur son téléphone portable

. L’ex-militaire s’était évaporé alors que tous les convives s’affairaient à chercher la fillette, avant l’arrivée des gendarmes. Croisé par la maman de Maëlys, affolée, le trentenaire de Domessin (Savoie) « ne semblait pas spécialement concerné par les recherches, ni vraiment inquiet du sort de la fillette… », indiquait dimanche dernier Me Rajon, tout en confiant l’attente insupportable, le supplice qu’éprouve le couple depuis deux semaines. « Leur témoignage a permis aux juges d’instruction d’avoir une vision globale du déroulé de cette nuit, de recueillir leur ressenti », confie une source judiciaire.

Un second portable

Dans le même temps, les recherches se sont poursuivies hier sur le terrain. Les sonars ont continué d’explorer les profondeurs du lac d’Aiguebelette. Commencées ce week-end, ces recherches se sont achevées en fin d’après-midi. Un lac où le suspect, Nordahl L., avait ses habitudes, promenant quotidiennement ses chiens. Un lac où sa famille dispose également d’un cabanon et d’un petit bateau. « Les recherches sont menées dans les secteurs que fréquentait l’ex-militaire, mais également en fonction des avancées des investigations menées par la cellule d’enquête », confie cette même source judiciaire.

Hier, c’est le lac de Romagnieu qui a été exploré par les plongeurs. Une base de loisirs distante de huit kilomètres seulement de la salle de fêtes de Pont-de-Beauvoisin. Plus d’une vingtaine de plans d’eau ont ainsi été sondés par les gendarmes des différentes brigades fluviales rhônalpines, ces quinze derniers jours, dans un périmètre semblable. Mais toujours selon cette source , les enquêteurs auraient débusqué une nouvelle incohérence dans les déclarations de l’ex-militaire.

Lors de sa première garde à vue, ce dernier avait omis d’évoquer l’existence d’un second téléphone portable, prétextant qu’il était en cours de résiliation avait alors précisé son avocat. Cependant, cette demande de résiliation ne serait intervenue qu’au début de la semaine suivant le mariage. Si le premier téléphone aurait été partiellement éteint au cours de la soirée, ce second portable aurait été en fonctionnement cette nuit-là, déclenchant des antennes relais alors que le trentenaire affirmait être à ce même instant au mariage. Cette nouvelle contradiction s’ajoute à de nombreux éléments troublants : une trace ADN de Maëlys découverte dans la voiture du suspect, un coffre lessivé, un bermuda taché de vin introuvable, la présence imaginaire d’un petit garçon ou encore des griffures.

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