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Faits divers | Femme poignardée à mort: l’affaire Ranucci resurgit à Toulouse


Fin juillet, une femme a été découverte morte, tuée à l’arme blanche, en plein centre ville de Toulouse. Un homme, qui n’est autre que le frère de Marie-Dolorès Rambla, tuée en 1974 et pour le meurtre de laquelle Christian Ranucci a été condamné et guillotiné en 1976, a depuis été arrêté et devrait être mis en examen ce vendredi.

Une femme poignardée à mort, chez elle

Jeudi 27 juillet, les pompiers sont alertés par un homme qui dit ne plus avoir de nouvelles de sa fille, Cintia, 21 ans. Elle vit à Toulouse, place des Tiercerettes.

Parvenant au domicile de la jeune fille, ils sonnent. Pas de réponse. Les pompiers passent alors par le balcon des voisins, au quatrième étage, avant d’atteindre l’appartement.

La jeune femme est découverte morte, tuée à l’arme blanche, et gisant dans une mare de sang. Son décès remonte à 48 heures.

Le frère de la victime de Ranucci

Depuis, les enquêteurs ont fait une surprenante découverte: leur suspect n’est autre que Jean-Baptiste Rambla, le frère de Marie-Dolorès Rambla, enlevée et tuée en 1974, alors qu’elle avait 8 ans. Jean-Baptiste avait alors 6 ans, et avait assisté à l’enlèvement, impuissant.

Aujourd’hui âgé de 49 ans, Jean-Baptiste Rambla a depuis été condamné à 18 ans de réclusion criminelle pour le meurtre, en 2004, de son employeuse Corinne Beidl. Il était sorti il y a quelques mois, en toute discrétion, à la faveur d’une remise de peine. Et vivait à Toulouse, où il était suivi par un juge d’application des peines.

Rambla mis en examen

Rien n’a filtré pour l’instant sur les liens éventuels qu’auraient pu entretenir Cintia et Jean-Baptiste Rambla, ni même s’ils se connaissaient.

Arrêté mercredi, Jean-Baptiste Rambla est présenté au juge ce vendredi « en vue de sa mise en examen du chef de meurtre en récidive ».

Un passé, un passif

En 1974, il n’a que 6 ans quand sa grande sœur Marie-Dolorès est enlevée sous ses yeux. Deux ans plus tard, Christian Ranucci, condamné pour l’enlèvement et le meurtre de la fillette, est guillotiné.

Mais très vite, des doutes se font jour quant à sa culpabilité – jamais remise en cause judiciairement – notamment à travers l’ouvrage « Le Pull-Over rouge » de Gilles Perrault.

Jugé en 2008 pour le meurtre, en 2004, de Corinne Beidl, Jean-Baptiste Rambla avait déclaré au procès qu’il n’avait cessé de se sentir coupable de n’avoir rien pu faire pour sauver sa sœur, toute sa vie.

L’avocat général avait même évoqué « l’abominable fatalité qui s’acharne » sur la famille Rambla – sans pour autant amenuiser la gravité du crime de l’accusé.

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