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Faits divers | Le PGHM veut sensibiliser les pratiquants du VTT de descente aux risques encourus


Depuis que la saison estivale a commencé, il ne se passe quasiment pas une journée sans que les hommes du peloton de gendarmerie de haute montagne, ou leurs homologues de la CRS Alpes, n’aillent porter secours à des vététistes qui se sont grièvement blessés en pratiquant leur sport.

« Les accidents de VTT concernent quasiment essentiellement le VTT de descente, et plus rarement le VTT country. Mais ce que l’on constate c’est que l’on fait déjà beaucoup de secours pour ce type d’accidents alors que la saison vient juste de démarrer. Et on constate aussi que ce sont souvent des accidents graves », explique le capitaine Poirot commandant le peloton de gendarmerie de haute montagne de l’Isère. « Plusieurs campagnes de prévention et de sensibilisation ont déjà été menées par les services de l’État dans le cadre des traditionnelles campagnes estivales. Malgré tout on constate qu’il y a beaucoup d’accidents. »

Les pratiquants de VTT de descente s’exposent, du fait de la vitesse à des traumatismes sévères

Le VTT de descente a une accidentologie particulière mais qui peut rappeler, pour le patron du PGHM, celle du snowboard il y a quelques années. « Les chocs ont lieu à grande vitesse, donc ils sont forcément plus violents et blessent plus sérieusement les pratiquants. En termes de traumatologie, on voit beaucoup de fractures des clavicules, des traumatismes crâniens, des lésions du rachis cervical, des fractures de la jambe… On constate malgré tout, et on peut s’en réjouir, que les personnes auxquelles on porte secours sont bien équipées en termes de sécurité et ont des vélos en bon état. Sur ce point, les loueurs qui sont présents en stations jouent d’ailleurs vraiment le jeu puisqu’il n’est pas rare qu’ils proposent, outre des vélos très bien entretenus, des équipements de sécurité de bonne qualité et complets, avec casques, protections dorsales, gants ou protections tibiales. Ce qui est véritablement en cause, c’est donc la pratique elle-même, ou plutôt le niveau des pratiquants. »

Globalement, le conseil que donne le capitaine Poirot à tout vététiste c’est de se renseigner avant de prendre une descente auprès de l’office de tourisme ou des remontés mécaniques quand il y en a. « D’une certaine manière, c’est un peu comme le ski. Quand on est débutant, on ne s’aventure pas sur une piste noire ou rouge. En VTT, les gens doivent acquérir le même réflexe et adapter le niveau des parcours qu’ils empruntent à leur propre niveau technique s’ils ne veulent pas avoir d’accident. »

Ce message de prévention, selon lui, est d’autant plus nécessaire que les stations de montagne développent de plus en plus les activités été, dont le VTT. « Le volume de pratiquants augmente, et le nombre de secours augmente en même temps ce qui peut nous poser des problèmes puisqu’en été le secours en montagne est déjà largement sollicité sur les accidents liés à la randonnée. »

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