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Incidents devant un lycée de Saint-Denis: huit jeunes déférés



Mardi, l’enceinte du lycée Suger à Saint-Denis, dans le quartier du Franc-Moisin, a été la cible d’attaques de la part de plusieurs individus. «Vers 11 heures, trois foyers d’incendie ont été détectés dans les toilettes du 1er et du 2e étage. De la fumée s’est propagée dans les couloirs. Un tir de mortier a retenti», rapporte le Parisien. Les responsables de l’établissement ont pris la décision d’évacuer les élèves. «80 à 100 jeunes» ont alors pris la direction du centre-ville. Sur leur chemin, «ils ont caillassé des policiers, incendié des poubelles et détruit du mobilier urbain», selon une source policière interrogée par l’AFP. L’établissement, évacué et fermé dans l’après-midi, a rouvert mercredi matin.

A la suite de ces événements, 55 jeunes dont 44 mineurs ont été placés en garde à vue pour «violences volontaires», «attroupement armé» et «incendie volontaire». Mercredi soir le parquet de Bobigny a annoncé que 8 d’entre eux allaient être présentés à la justice alors que 46 ont été relâchés (un autre jeune l’avait été quelques heures plus tôt). «Ce sont des actes gravissimes […] qu’il faudra sanctionner fermement», a déclaré la ministre de l’Education, Najat Vallaud-Belkacem, sur BFMTV. Le Premier ministre, Bernard Cazeneuve a également réagi: «Le gouvernement n’accepte aucune violence et fait preuve d’une fermeté totale à l’égard de ceux qui s’en prennent à l’ordre public.»

Mercredi après-midi, une réunion était organisée à la mairie de Saint-Denis, pour recevoir les parents des lycéens gardés à vue. Jean-Jacques Clément, élu à la Fédération des conseils de parents d’élèves (FCPE) au lycée Suger, était présent : «Certains parents sont hors d’eux, beaucoup d’enfants n’avaient rien à voir avec cette histoire. Mais la proviseure a fait sortir les élèves alors qu’il y avait des incidents à l’extérieur.» Selon ce responsable de la FCPE ils ont été interpellés parce qu’ils se sont retrouvés dehors.

Lors de la rentrée scolaire après l’été, des incidents avaient déjà eu lieu devant cet établissement. Le 5 septembre, un surveillant avait été agressé. S’en étaient suivies deux semaines de grève pour demander le «doublement des effectifs de surveillants». L’Education nationale avait annoncé un renfort d’un poste.


LIBERATION

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