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La vidéo d’une agression en gare de Delémont continue d’enflammer la toile



La vidéo d’une agression en gare de Delémont continue d’enflammer la toile. Elle avait déclenché hier une vague de commentaires racistes envers celui qui est perçu comme l’agresseur, un jeune homme de couleur. La police jurassienne a publié un communiqué hier pour rappeler que les commentaires racistes, les appels à la haine et à la violence étaient pénalement répressibles. Depuis, l’affaire a pris une ampleur considérable voire démesurée. Ce communiqué de la police a ensuite relayé par divers sites, groupes ou forums d’extrême droite. Ces mouvances, ainsi que de nombreux internautes, s’insurgent contre le fait que la police s’attaque aux commentaires racistes plutôt qu’à l’agresseur lui-même.

 

La police en prend pour son grade

On peut lire que la police a « peur de s’attaquer au vrai problème », qu’il est « plus facile de sortir votre jouet entre deux tunnels » (comprenez par là l’usage de radar), certains parlent encore de « fonctionnaires vissé sur leur chaise ». Mais ce que l’on constate surtout, c’est que la police et le Ministère public ne sont pas pris au sérieux lorsqu’ils préviennent que relayer des propos racistes sur internet est pénalement passible de sanctions. Les internautes assument leurs positions sans crainte d’éventuelles poursuites. Quelques exemples : « Arrêtez les commentaires tout le jura va finir en prison lol » ou encore « Bouhhh on est impressionné le Ministère public jurassien ! Que de la gueule mais pas beaucoup dans le pantalon ! ».

 

La jurisprudence s’est déjà montrée intransigeante

Comme si dans le Jura, on pouvait dire ce que l’on veut, intouchable… Il faut savoir qu’en Suisse, la jurisprudence a déjà considéré qu’un simple « j’aime » sous un commentaire raciste était condamnable et a déjà été condamné. Le ministère public jurassien, lui, ne veut pas réagir davantage. Il nous a simplement confié que « les personnes qui prennent part à ce type de commentaires le font à leur propre risque, mais qu’aucune poursuite n’avaient été lancées pour le moment ». Cela ne veut pas dire qu’il n’y en aura pas. /jpi

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