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Meeting de Le Pen. Des cars de sympathisants FN attaqués – Présidentielle 2017




Photo AFP / Jean-François Monier
Photo AFP / Jean-François Monier

La candidate du Front national (FN) Marine Le Pen tient son premier meeting présidentiel au Zénith de Nantes ce dimanche après-midi. Après des manifestations la veille dans le centre-ville, une opération escargot est en cours en périphérie de Nantes. 

Ils avaient prévenu. Après avoir manifesté samedi contre la venue de Marine Le Pen à Nantes, où elle doit tenir un meeting ce dimanche aux alentours de 15 h au Zénith, les manifestants ont débuté une opération escargot pour saboter cette « comédie électorale ». 

D’après Bison Futé, la N137 a été fermée aux alentours de 13 h dans les deux sens de circulation, entre Rennes et Nantes, à proximité de l’aire de service de Treillères Ouest, en raison d’une manifestation sociale. Elle a été fermée pour nettoyage. Selon une source policière, « des zadistes ont enflammé des pneus sur la route »

Des pompiers sont également intervenus pour maîtriser un départ de feu. « Trois bus, deux venant de Rennes et un de Vitré ont été attaqués. Il y avait un barrage, la voie était bloquée, et ils ont brûlé des pneus. On ne pouvait plus avancer (…) Moi j’appelle cela des sauvages », a déclaré à l’AFP Emeric Salmon, conseiller régional FN de Bretagne. 

« A 20 km avant d’arriver à Nantes, il y avait des jeunes qui étaient sur le côté, encagoulés. Ils ont stoppé la circulation et se sont attaqués à moi et à mon collègue avec des bâtons et des barres de fer », a déclaré à l’AFP la conductrice d’un des autocars, Alda Pereira. 

« Ils nous ont balancé de la peinture comme vous pouvez le voir, et ils ont dégradé le car, arraché les balais d’essuie-glace. » « De loin, je croyais que c’était un accident. Parce que j’ai cru voir un triangle, et puis un peu de fumée », explique Pascal Billot, 57 ans, un militant FN qui se trouvait à l’intérieur de l’autocar venu de Rennes. 

« Elle aurait dû annuler ce meeting »

« Et quand on arrive dessus, en fin de compte, c’est pas du tout un accident. C’était bien préparé pour nous faire ralentir au départ et nous faire arrêter (…) Il n’y a pas eu d’agression physique. Ils étaient entre 40 et 50, deux groupes », poursuit-il. 

Dans un communiqué, le directeur de campagne de Marine Le Pen, David Rachline, a critiqué un « ministre de l’Intérieur aux abonnés absents » face à ces violences, dénonçant des « casseurs qui bénéficient d’une impunité totale »

Jean-Christophe Cambadélis, premier secrétaire du Parti socialiste, a critiqué sur France 3 l’attitude de la présidente du FN. « Marine Le Pen savait qu’il y aurait des incidents. C’est ce qu’elle cherche. Elle aurait dû annuler ce meeting et le faire ailleurs. Comme je l’avais décidé pour l’université d’été du PS qui devaient se tenir à Nantes ». 

La veille, samedi, des heurts ont eu lieu entre des manifestations et des forces de l’ordres dans le centre-ville de Nantes. Onze policiers et gendarmes ont été blessés, huit personnes interpellées, selon le ministère de l’Intérieur. Entre 2.200 et 3.000 manifestants ont protesté contre la tenue du meeting de Marine Le Pen ce dimanche. 

 

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