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VIDEO. Des journalistes de « Quotidien » virés d’un déplacement de Le Pen


Trois journalistes de l’émission « Quotidien » sur TMC ont été évacués sans ménagement d’un déplacement de Marine Le Pen au Salon des entrepreneurs à Paris, le FN rejetant la responsabilité sur les services de sécurité de l’événement.

Un des journalistes s’apprêtait à poser une question sur l’affaire des assistants parlementaires européens qui touche Marine Le Pen, la candidate à la présidentielle étant contrainte par le Parlement européen de restituer près de 300.000 euros pour l’emploi jugé indu de sa secrétaire Catherine Griset, payée grâce aux fonds européens. 

Les trois journalistes ont d’abord été repoussés par un vigile non identifié, puis évacués sans ménagement par des membres de l’équipe chargée de la sécurité du salon. Une altercation verbale a suivi.

« Plusieurs médias écrivent que Quotidien a été viré par le service d’ordre de Marine Le Pen. Or c’est celui du Salon », a tweeté Florian Philippot, bras droit de Marine Le Pen, qui n’était pas présent.

Une source FN a assuré à l’AFP que ce n’était pas sur demande du FN que ces trois journalistes avaient été écartés. Ce que réfutent les trois journalistes qui affirment avoir d’abord été repoussés par un homme qui « travaille pour Marine Le Pen ». « C’est lui qui a demandé de nous dégager » à des vigiles chargés de la sécurité du salon, ce qui a été fait sans ménagement. Une violente altercation verbale a suivi.

  

« Quotidien » est régulièrement refusée aux événements Front national. L’émission a annoncé mardi que, comme le site d’information en ligne Mediapart, son accréditation pour les « Assises présidentielles » de Marine Le Pen samedi et dimanche à Lyon avait été refusée.

Le même journaliste avait déjà été agressé par des militants Front national, avant d’être exfiltré par le service d’ordre du FN, lors du défilé du Front national pour le 1er mai 2015.

Bruno Gollnisch, eurodéputé FN, avait tenté d’asséner des coups de parapluie aux journalistes, officiant à l’époque sur Canal+, tout en saisissant la perche de leur preneur de son.

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